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Selon Patrick Bertrand, Président de l’AFDEL : « Ce Livre Blanc ne constitue pas une quelconque position monolithique ou officielle. Il est le reflet des positions sur la R&D logicielle, des contributeurs, éditeurs ou partenaires des éditeurs, qui ont bien voulu partager leur spécialité et leur vision de ce métier. Il trace des perspectives, propose des solutions et peut-être même ouvre certains débats… »
Mesurer la performance : pas d’algorithme à disposition…
Face à la difficulté de mesurer sa valeur produite, on peut ainsi établir qu’un département R&D est performant s’il est : 1. Aligné sur les attentes de son marché de façon à réaliser des produits vendables, 2. Productif dans la quantité de ce qu’il réalise par rapport à l’effort consenti, 3. Prévisible pour livrer ses solutions au marché selon un calendrier maîtrisable, 4. Performant dans la qualité de ce qui est réalisé et mis sur le marché. Le Livre blanc dresse ainsi en renfort une liste d’indicateurs clé et ratios intégrants en écrivant la productivité. Ressources humaines : un métier incompris
Dans les grandes écoles d’ingénieur, de moins en moins d’élèves se tournent vers les métiers de l’informatique, beaucoup étant absorbés par le secteur de la finance en particulier. Si le métier de développeur est relativement connu, les autres métiers connexes le sont moins, et les aspects spécifiques de ces métiers au sein d’un éditeur sont relativement peu compris, en témoigne la faible existence de ces titres dans les taxonomies des cabinets de recrutement. Pour cette raison, un travail a été fait en commission afin de faire l’inventaire de ces métiers et de dégager une taxonomie complète, sachant que certaines fonctions n’existent de manière dédiées que lorsque l’éditeur a atteint une certaine taille. Même en descendant dans la hiérarchie, les postes ne sont pas toujours simples à pourvoir, car les bons développeurs ne sont pas forcément si nombreux, d’autant que cette filière a tendance à être de moins en moins valorisée.
Technologie et qualité logicielle: l’agilité sans dogmatisme
Diverses études révèlent que 30% des projets se terminent avec un résultat conforme et que seulement 13% se terminent dans les délais… L’évolution de plus en plus rapide des besoins et l'instabilité des environnements technologiques ont nécessité la diminution rapide du time to market et par voie de conséquence de la méthode de production conduisant dès les années 90 à imaginer des méthodologies dites « plus agiles » : la méthode XP (pour eXtreme Programming) ou Scrum. De nos jours l’utilisation des modèles et des usines logicielles permet selon Daniel Cohen-Zardi de « Gagner en productivité, qualité et agilité, tout en augmentant la pérennité des investissements effectués à un niveau d’abstraction plus élevé que le code ».
De fait, les attentes en matière de logiciel et la complexité des systèmes croissent de manière exponentielle. Pourtant, le test fait souvent l’objet d’un investissement insuffisant de la part des éditeurs de logiciels là où les bonnes pratiques recommandent de prévoir au minimum un testeur pour deux développeurs. La réalité observée sur le terrain peut être jusque deux fois moindre. La conviction de la commission étant que sur les tests unitaires, d’intégration et du système, est que pour des logiciels métiers, il convient d’automatiser au maximum ces tests.
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