Les résultats ne seront pas connus avant la fin de l'été. Un premier point sera réalisé fin juillet pour déterminer le profil des contributeurs et les usages plébiscités. Une synthèse plus riche sera présentée à la rentrée, permettant de définir précisément les thématiques concernées et de guider l'allocation des ressources (2,5 milliards d'euros).
Les sociétés informatiques, via les différentes associations professionnelles, ont évidemment apporté leur contribution à cet appel à projets. « Nous sommes très heureux que les pouvoirs publics apportent un éclairage particulier sur l'économie numérique, se félicite Guy Mamou-Mani, le président du Syntec informatique, la chambre professionnelle des SSII. Les montants alloués sont significatifs. A nous d'aider l'Etat à bien orienter les investissements. » Le grand emprunt est vu comme un vecteur de promotion de la qualité du travail des SSII françaises et des solutions qu'elles peuvent apporter pour le développement de l'usage numérique dans les domaines publics, comme la santé ou les transports.
Les éditeurs de logiciels se sont également mobilisés, enthousiasmés par la dynamique mise en place par le gouvernement. « Les décideurs politiques ne se trompent pas en investissant dans les technologies de l'information », commente Patrick Bertrand, le président de l'Afdel (Association française des éditeurs de logiciels), qui alerte toutefois sur le risque d'une dérive vers une politique de subventions. « Il faut que l'Etat, via le grand emprunt, se positionne bel et bien comme un investisseur, avec une logique de retour sur investissement. Notre industrie met en place une vraie démarche constructive, elle n'a pas besoin d'être subventionnée. »
Un risque d'éparpillement
La profession se réjouit de l'importante enveloppe allouée au développement du « cloud computing » (750 millions d'euros), cette technologie qui consiste à externaliser les services informatiques dans les entreprises et les administrations. Selon Patrick Bertrand, de l'Afdel, cela représente un investissement stratégique pour le pays, qui concerne en outre toute la filière numérique.
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