Les 100 premiers éditeurs français ont plutôt bien résisté à la crise en 2009. Selon la dernière édition de l'EuroSoftware 100, leur chiffre d'affaires global n'aurait baissé que de 1,4 %, à 3,5 milliards d'euros, alors que les dépenses en logiciels des entreprises accusaient un recul de 4,4 % sur la même période.
L'étude, réalisée par Pierre Audoin Consultants (PAC) et Pricewaterhouse Coopers (PwC) pour l'Association française des éditeurs de logiciels (Afdel), explique la résistance du secteur par :
- des positions de leaders internationaux, comme chez Dassault (PLM), Axway (plates-formes) et Murex (finance).
- l'évolution des éditeurs traditionnels vers le Saas/ASP ; sont notamment concernés Cegid, Esker et Generix.
- la consolidation d'acteurs spécialistes, tels Sidetrade, Metaware et Oodrive.
L'édition de logiciels représente aussi une part croissante dans l'activité de plusieurs grandes entreprises. On le voit chez Gemalto. Le géant de la carte à puce a repris en 2009 le spécialiste de la mobilité sécurisée Trusted Logic (82e rang), après avoir racheté l'éditeur allemand 03SIS. C'est aussi le cas de La Poste, dont la filiale Doc@Post a absorbé le spécialiste en éditique Sefas (93e rang). Ou encore le cas d'ADP, avec sa filiale Hub Telecom (26e rang) qui a racheté Masternaut (géolocalisation). Sans oublier Schlumberger, qui détient désormais Techsia (83e rang).
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