L'Afdel vient de présenter la version 2010 de l'« EuroSoftware 100 », une étude sur le secteur du logiciel réalisée à sa demande par PricewaterhouseCoopers et Pierre Audoin Consultant (PAC). La bonne nouvelle : le chiffre d'affaires « logiciel » des 100 sociétés françaises interrogées pour ce classement n'a baissé « que » de 1,4% l'an dernier (à 3,5 milliards d’euros). « Si l'on prend le secteur de l'informatique professionnelle dans son ensemble, l'industrie du logiciel a été un peu moins été touchée par la crise que celle des services », affirme Loïc Rivière, délégué général de l'Afdel. La raison est simple, d'après lui : « Les éditeurs, même s'ils sont affectés par le gel de certains projets, évoluent sur des cycles plus longs que les sociétés de services de par leur modèle économique. Ils interviennent sur des budgets qui sont difficiles à couper du jour au lendemain ».
La mauvaise nouvelle : « Compte tenu de ces différences de cycles, il est probable que les effets de la crise se feront sentir plus tard en 2010 pour les éditeurs de logiciels », reconnaît Loïc Rivière. Mais pour l'heure, le Top 100 des éditeurs français « a plutôt bien résisté » si l'on en croit l'association, qui souligne que le classement se caractérise par « une concentration de 61% du chiffre d’affaires global autour des dix premiers acteurs et un marché par ailleurs fortement atomisé avec 60 entreprises du Top 100 ne réalisant pas plus de 15 millions d’euros de chiffre d’affaires ».
La montée en puissance du « cloud computing » pose de nouveaux défis
Reste que l'industrie du logiciel doit absolument s'adapter pour maintenir son niveau de croissance. Le cloud computing (l'informatique dématérialisée) « est à la fois une opportunité et une menace », martèle Loïc Rivière. « C'est une opportunité car cela permet à de nouveaux entrants de se positionner avec des services en ligne (de type SaaS) sur des marchés sur lesquels ils n'auraient pas pu se positionner de façon différenciante auparavant. Le cloud est aussi une menace car il rebat les cartes sur tout le marché : on voit émerger de nouveaux écosystèmes structurants, avec notamment les plates-formes qui se constituent autour d'acteurs internationaux comme Microsoft et VMware ».
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